90. DIRIGEABLE

Je parviens devant la tanière de Montgolfier.

L’engin volant est prêt, il faut seulement que j’allume la chaudière et que je le dégage.

C’est à ce moment que je m’aperçois que quelqu’un m’a devancé.

Le déicide.

La présence menaçante porte toujours son masque de tragédie grecque. Elle est gênée au niveau du bras.

Le déicide n’était donc pas Proudhon.

Je m’en veux d’avoir fait taire mes doutes, de ne pas être intervenu pour lui. C’était bien au bras gauche et non au bras droit que je l’avais touché.

Le déicide sort son ankh. Je me sens étonnamment détaché.

— Vous allez me tuer, n’est-ce pas ?

Il me fait signe de lever les mains, s’approche, et tout en me tenant en joue me palpe.

— Si vous cherchez l’Encyclopédie, je ne la transporte pas en permanence sur moi. Elle est en lieu sûr.

J’entends une respiration derrière le masque, une respiration d’homme, à mon avis.

Il pèse sur mon épaule pour me forcer à m’agenouiller. Puis je sens le canon de son ankh sur ma nuque. Il va m’exécuter.

C’est alors que surgit un autre individu en toge sale. Il ressemble assez au déicide, si ce n’est qu’il porte non pas un masque triste mais un masque joyeux.

Le nouveau venu met le déicide en joue. Celui-ci se tourne vers lui.

Tous deux se font face, l’ankh au poing, comme Raoul et moi tout à l’heure.

Se pourrait-il qu’il y en ait deux ? Non, où serait la logique ? Le déicide est l’homme au masque triste ; l’autre, je ne sais pas.

Ils se défient quelques secondes, puis le tragique range son ankh et s’en va, comme résigné…

Le comique m’adresse un petit signe amical, puis s’éloigne à son tour, dans une tout autre direction.

Je ne saurai jamais ce qu’il s’est passé. Ainsi il y a un déicide, mais aussi un anti-déicide…

Plus rien ne m’étonne.

Je dois agir prestement. Les centaures et Atlas sont peut-être en train d’organiser une battue comme ils l’ont fait jadis pour Proudhon. Et pour moi il n’y aura pas de procès.

Vivre le calvaire de mes hommes-dauphins directement avec eux ! Vivre éternellement sans pouvoir révéler mon savoir et tout en sachant que je ne peux plus les aider d’en haut… !

Il n’y a pas d’alternative, il faut que j’arrive à faire décoller cette satanée montgolfière à pédales.

J’opère comme Saint-Exupéry me l’a montré. J’allume le feu. Je dirige la fumée vers le sac qui va servir de ballon. La membrane commence à se gonfler. Je vérifie le mécanisme du vélo qui va servir de propulseur.

Mais voilà qu’apparaît une silhouette nouvelle.

Je la reconnais d’abord à son parfum.

— Bonsoir, Michael.

La dernière fois que je l’ai vue, elle me lançait un regard plein de reproche parce que j’étais avec Mata Hari. Me dénoncera-t-elle ?

La membrane se gonfle lentement.

— Tu ne veux quand même pas voler avec ça ?

Aphrodite sourit.

— Je n’ai plus le choix. Je dois partir.

— De toute façon tu ne pourras rien faire tant que tu n’auras pas résolu l’énigme : « Qu’est-ce qui est mieux que Dieu et pire que le diable ? »

— Je ne trouverai jamais.

— En es-tu sûr ?

J’essaie de penser à Mata Hari.

— Si tu trouves la solution de l’énigme, nous ferons l’amour. Tu ne peux même pas imaginer à quel point c’est extraordinaire.

Elle ajoute d’un air désinvolte :

— Aucune femme, mortelle ou déesse, ne pourra jamais te faire connaître pareille sensation.

Là-dessus elle me prend par la taille, me serre contre ses seins, et m’embrasse avidement. Cela dure ce qui me semble un temps très long. Cela a un goût de cerise. Je ferme les yeux pour tout ressentir à fond.

— Tu es important pour moi, dit Aphrodite en relâchant son étreinte. Il y a quelque chose entre nous, un lien d’âme à âme particulier et qui ne ressemble à aucun autre. Même si on voulait le renier, on ne le pourrait pas.

Elle caresse maintenant mon ventre.

— Je crois que tu ne te rends même pas compte de ce que cela peut être de faire l’amour avec moi.

— Je…

— Sais-tu combien d’hommes, de dizaines, de centaines de milliers d’hommes se damneraient pour vivre la moitié de cette seconde ?

Elle me serre à nouveau contre elle, me palpe la zone du cœur.

— J’ai un allié là-dedans.

Je ferme les yeux, je serre les dents. Ne pas se laisser duper.

— Moi seule peux te comprendre, dit-elle. Je sens l’enfant blessé que tu as été. Nous avons tous les deux été des enfants blessés.

Une énorme émotion monte jusqu’à ma nuque.

Elle sort un miroir d’une poche de sa toge.

— Regarde-toi, Michael. Tu es un être « beau ». Nous nous comprenons d’âme à âme. C’est le seul amour réel, dit-elle. Aucune femme ne pourra te comprendre comme je te comprends. Aucune femme ne peut te voir comme je te vois. Même toi tu ne t’es jamais vu. Tu es si puissant dans ton âme et si étriqué dans ta pensée. Tu es comme tous ces mortels que nous dirigeons et qui ne se doutent même pas qu’ils sont potentiellement des dieux.

Au fur et à mesure qu’elle parle, Aphrodite change de vibration. J’ai l’impression de voir son aura. C’est une entité rose et tiède avec des irisations dorées.

La membrane de la montgolfière continue de gonfler, mais je m’en désintéresse. Je crois qu’Aphrodite va encore m’entraîner à ma perte, je le sens, et pourtant je n’arrive pas à réagir. Comme le papillon attiré par la flamme. Comme le lapin aveuglé par les phares de la voiture qui va l’écraser. Comme la souris fascinée par le serpent. Comme le drogué face à sa seringue.

— Nous deux. Toi et moi nous pouvons changer l’univers. Il suffit que tu me fasses vraiment confiance une fois. Tu as peur de moi car tu crois tout ce qu’on t’a raconté sur moi. Même Hermaphrodite, mon propre fils, t’a raconté des horreurs. Elles ne sont pas toutes fausses, elles sont même presque toutes vraies. Mais écoute ton âme, et ce qu’elle te dit sur moi. Je sais que je t’ai fait du mal, mais est-ce que tu peux comprendre que c’était pour ton bien ?

Je ne cille pas.

— Comme des obstacles disposés face à un cheval. Plus la haie est élevée, plus il découvre qu’il peut sauter haut. Est-ce que celui qui installe les haies le fait méchamment ? Pourtant, le cheval risque de se fracturer une patte s’il rate la haie.

Ma bouche reste close.

— Maintenant, grâce à moi, grâce aux épreuves auxquelles tu as été confronté, tu te connais mieux. Tu es plus fort. Si tu as tenu tête à Raoul, c’est grâce à moi. Si tu as su fabriquer ton « Éduqué », c’est aussi grâce à moi. Est-ce que tu le sais ?

La membrane de la montgolfière occupe maintenant tout le plafond de l’atelier clandestin.

— Je dois partir, dis-je.

Elle a un sourire triste.

— Avec ça ? dit-elle moqueuse.

Alors elle brandit son ankh, comme si elle voulait examiner les rouages de l’engin, et… tire une première salve dans la membrane qui s’effondre. Puis une deuxième dans le vélo. En une seconde toute la machinerie patiemment élaborée par Montgolfier, Ader et Saint-Exupéry est réduite en un tas fumant.

Elle a détruit mon unique moyen de fuite ! Je suis tellement atterré que je n’arrive pas à avoir la moindre réaction.

— C’est pour ton bien, dit-elle. Tu as assez fui, maintenant il te faut affronter ton destin.

Et ce disant, elle range son ankh, m’enlace et m’embrasse longuement.

— Remercie-moi.

J’hésite à la tuer.

Un élève peut-il tuer un professeur ? Peut-on tuer la déesse de l’Amour ?

Après une hésitation, je l’embrasse en retour.

Je suis un imbécile.

Puis, comme pris de pitié devant ma propre bêtise, j’essaie de comprendre ce qu’il se passe en moi. Suis-je en train de vivre la même décrépitude que l’humanité fascinée par sa propre chute ? Incapable de l’enrayer, elle finit par l’accepter et l’aimer.

Aphrodite me considère avec tendresse. Probablement a-t-elle déjà vu beaucoup d’hommes dans l’état de déconfiture où je suis. En même temps je ne peux m’empêcher d’éprouver un sentiment de reconnaissance pour ce « monstre ».

Je me dis que le destin est prodigue en poison. Si on a une histoire d’amour foireuse et qu’on s’en sort, alors arrive une autre histoire d’amour encore plus foireuse et encore une autre et une autre. La personnalité a besoin d’expériences douloureuses pour évoluer.

Je contemple, désemparé, le dirigeable réduit à l’état d’une épave.

Aphrodite me caresse le menton et j’ai envie de la mordre jusqu’au sang.

— N’oublie pas que si tu résous l’énigme nous ferons l’amour une nuit entière comme tu ne l’as jamais fait. Pour toi je me donnerai complètement, comme je ne me suis jamais donnée à aucun homme ni à aucun dieu.

Au loin la voix d’Atlas retentit :

— Nous n’avons pas cherché par là.

Aphrodite recule et s’éloigne sur un :

— À bientôt, mon chéri.

Elle mime un baiser qu’elle souffle dans ma direction, puis file. Je reste figé, comme endormi. Les cris de mes poursuivants me réveillent.

Je ferme les yeux et sens la lumière, ma petite étincelle, là, au niveau du cœur qui est le vrai moi, cachée tout au fond de mes entrailles et qui se fraye un chemin dans ma chair pour lutter contre les ténèbres qui me gagnent. L’étincelle éclaire mon cœur, et mon cœur se met à brasser du sang lumineux, rouge, puis orange, puis jaune, puis blanc, puis argenté.

J’ai l’impression de me réveiller d’un doux rêve mais le retour au réel est difficile. Je sors et je vois des dizaines de torches brandies par des centaures qui foncent dans ma direction.

Le sang argenté a atteint mes extrémités, doigts et orteils. En haut de mon crâne, il a creusé un trou au niveau de mon septième chakra coronal, et il y a comme un laser qui part du haut de ma tête et me connecte au ciel.

Je ne suis pas n’importe qui. Je suis peut-être celui que tout le monde attend. Je ne dois pas m’apitoyer sur mon sort, je dois surmonter le sortilège d’Aphrodite, me rappeler les paroles de Mata Hari : « Tu es probablement beaucoup plus que tu ne le crois. »

Beaucoup plus. Je suis Michael Pinson, pionnier de la thanatonautique, ange ayant réussi à sauver une âme humaine, élève dieu en charge du peuple des dauphins. Je suis un dieu ! Un petit dieu, mais un dieu quand même. Je ne vais pas baisser les bras maintenant, comme le premier mortel amoureux. Pas maintenant.

— Ça y est, je le vois ! crie Atlas. Il est là. On le tient.

Les torches accélèrent dans ma direction.

Je m’élance dans la direction inverse. Toujours fuir. Toujours détaler. Je me répète en courant : « N’oublie pas que tu es un dieu. »

Ce qui me trouble c’est ma part humaine, le sang argenté doit évacuer toutes les scories de mes peurs et de mes désirs. Je ne pourrai jamais sauver aucun peuple si je ne peux me sauver moi-même. Je ne pourrai jamais introduire la moindre once d’amour sur Terre 18 si je ne suis pas capable de m’aimer. Pour en finir avec la fascination qu’exerce sur moi Aphrodite, il faut que je la remplace par la fascination pour moi-même. Il faut que je m’aime. Il faut que j’aie confiance en moi.

Je cours de plus en plus vite, de plus en plus fort. Mais je comprends que pour m’aimer, il faut que je déteste celle qui me fait du mal. Il serait peut-être temps après la colère d’apprendre la haine. Paradoxe extrême : je ne pourrai m’aimer que si j’arrive à LA détester.

— Aphrodite, je te déteste. Aphrodite, tu ne m’auras plus, répété-je pour me doper. Aphrodite, je te vois telle que tu es, tu es une machine à détruire les hommes, tu n’es qu’une femme fatale de pacotille. Je suis plus fort que toi. Je suis un être libre. Je suis MICHAEL PINSON. Je suis le dieu inattendu qui va changer les règles du jeu. Bon sang ! je ne suis pas n’importe qui. Mon Éduqué était extraordinaire et j’en créerai peut-être d’autres, des dizaines d’autres car tel est mon talent. Un talent dont tu n’as pas la moindre idée, Aphrodite.

Mon cœur cogne. Je cours si vite que bientôt je n’entends plus mes poursuivants.

Où aller ?

« C’est au centre du cyclone qu’on est le plus en sécurité. » Revenir en Olympie.

La nuit me protège. Je me faufile entre les arbres.

Je passe l’entrée de la ville encore béante. Mû par une intuition, je me presse vers l’amphithéâtre.

Devant moi, Pégase encore en tenue de scène est en train de brouter.

Je pense à l’histoire de Bellérophon.

Pégase, voilà la solution.

Je n’ai plus rien à perdre.

Quelques centaures me détectent et galopent dans ma direction… Je me décide à enfourcher le cheval ailé. J’avais pratiqué jadis un peu d’équitation mais les chevaux que je montais n’étaient pas nantis d’ailes de trois mètres d’envergure.

Quand Pégase me reçoit sur son dos, il ne bouge pas et continue de brouter. Je donne des petits coups de talon contre ses flancs sans que l’animal bronche.

— Il est là ! il est là ! lance alors un centaure. Attrapez-le !

Des satyres qui passaient par là reprennent en écho :

— Il est là ! Il est là ! Il est là !

Toute une troupe approche.

Je tire les rênes tout en lançant des « hue » et des « ha » dérisoires.

Rien ne se passe. Je crois que je vis dans un monde contrariant. Je me débats, je sais que même si j’arrive à passer une épreuve, il en apparaîtra aussitôt une autre, encore plus insurmontable.

Les centaures me cernent. J’ai envie de tout abandonner. C’est alors qu’apparaît la moucheronne. Elle se pose sur l’oreille de mon destrier, et elle qui pourtant m’a toujours semblé muette paraît lui murmurer quelque chose. Sa petite langue torsadée de papillon se déroule et s’enroule.

Pégase hennit, et, ô miracle, se met à trotter, puis à galoper. Tout le monde court derrière nous. Le cheval volant étend ses ailes. Puis soudain il décolle !

Je n’ai que le temps de m’accrocher à sa crinière. Je sens contre mes mollets les flancs de l’animal. Quand il respire, ses côtes s’élargissent. Je trouve des étriers par chance à peu près à ma taille et y glisse rapidement mes pieds.

Nous nous élevons.

Pégase réagit avec un temps de retard à mes sollicitations. Au début je ne sais pas bien le diriger et je pars vers la place où se trouvent réunis tous mes poursuivants.

J’effectue un vol en rase-mottes au-dessus des têtes et des poings levés dans ma direction. Ils se baissent. Les sabots de mon destrier frôlent les tables au point de renverser des amphores. Les centaures courent sur les côtés, bousculant les élèves et essayant d’attraper la queue de mon cheval. L’un d’eux est sur le point de l’agripper quand Pégase le dégage d’un coup de sabot.

Atlas a dégainé son ankh mais il n’ose tirer. D’autres dieux ont eux aussi leur ankh dardé dans ma direction. Je comprends qu’ils ont peur de toucher Pégase.

Je file une deuxième fois au ras des tables, contournant de justesse l’arbre central, et enfin je découvre comment faire prendre un peu d’altitude à ma monture. À présent je suis hors de portée des tirs.

Je mets un temps à réaliser ce qu’il se passe. Je suis grillé en Aeden. Plus jamais je ne pourrai revenir.

Les ailes de Pégase brassent l’air à la façon d’un grand oiseau. Quelle sensation.

Je vois Hermès qui vole pour me rejoindre en agitant les petites ailes de ses pieds, mais il n’est pas aussi rapide que Pégase.

— Reviens, Pinson, reviens, tu ne te rends pas compte de ce que tu fais ! clame le dieu des Voyages.

Il a raison, je ne sais pas ce que je fais, mais je crois que pour la première fois j’accomplis quelque chose de vraiment héroïque, tout seul. Je suis en dehors du scénario de l’écrivain qui écrit mon histoire. Je dirige ma vie. Je suis dans la zone non prévue où il n’y a que moi qui décide librement de ce qu’il va se passer dans la seconde suivante.

Je monte encore, grisé.

Après Hermès, un autre engin volant vient à ma rencontre. Aphrodite ! Non ! Pas encore elle.

Elle est sur son char rose tiré par des centaines de tourterelles dont les rênes sont réunies dans ses mains. À l’avant, à la place spécialement prévue pour lui, Cupidon est assis, son arc dans une main et une flèche dans l’autre. Les tourterelles bruissent, des centaines d’ailes brassant l’air simultanément. Ce char est plus rapide que les ailes d’Hermès, mais moins que Pégase.

La déesse de l’Amour s’approche.

Je veux l’éviter en virant à droite, mais elle tourne en même temps que moi. Finalement elle effectue une manœuvre et se place à côté de ma monture.

— Reviens, Michael, tu ne peux pas faire ça. Athéna va te le faire payer cher.

La peur. Elle utilise le levier de la peur. Elle me parle comme à un mortel.

Je continue de m’élever.

Elle maintient son char à tourterelles près de mon cheval ailé. Nous nous élevons ensemble.

— Ils ne te laisseront jamais monter !

— On verra bien.

— Reviens, j’ai besoin de toi ! clame-t-elle.

— Moi je n’ai plus besoin de toi.

Elle fronce les sourcils.

— Très bien. Si tu y vas, alors vas-y à fond, sinon ils ne te rateront pas.

Je laisse filer les rênes et mon cheval ailé accélère, je me retourne vers Aphrodite pour lui crier :

— Adieu Aphrodite. Je t’ai aimée.

Et je mime un baiser que je souffle dans sa direction.

Elle paraît étonnée, son Cupidon prend l’initiative de me décocher une flèche, mais je me baisse et la flèche me manque. De loin la déesse me dit encore :

— Fais attention !

— À quoi ?

— Là-haut. Aux Cyclopes, ils protègent le…

Je n’entends pas la suite, je suis déjà loin. Me voilà seul dans les airs au-dessus d’Olympie.

Pégase brasse l’air sur un rythme régulier, de ses longues ailes d’albatros géant.

Je vole.

Enfin je ne suis plus sous aucune influence extérieure, plus de Raoul, ni d’Edmond, ni d’Aphrodite.

Je tire sur les rênes de mon destrier pour l’orienter vers la montagne. Justement, là-haut, dans l’ombre du soir, vient d’apparaître la lueur. Comme un appel. Il me semble, à y regarder de plus haut, qu’elle n’est ni ronde ni en étoile, mais en forme de huit.

Le Souffle des Dieux
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